BIOGRAPHIE/BIOGRAPHY

DÉMARCHE / STEP

Ma démarche artistique a débuté au tout début des années 2000, lors d’une rencontre avec un livrede Guy  Finley « Lâcher-Prise » et plus particulièrement sur les questions suivantes :

-  Qui sommes-nous ?

-  Que sommes-nous ?

- Avons-nous encore le temps de nous poser des questions existentielles ?

Ensuite j’ai découvert la philosophie Bouddhiste, qui m’a emmenée dans une autre dimension, plus spirituelle et philosophique,avec un autre regard sur la vie et ses mécanismes...

Je m’intéresse à tous ces questionnements et réflexions, sociétaux, environnementaux, spirituels, philosophiques et humains. 

De ce fait, j’ai voulu, au travers de mes sculptures, questionner, interroger, en utilisant mes sculptures comme support de réflexions !

J’ai testé différentes terres, jusqu’à trouver le grès qui m’a permis de réaliser mes idées.J’utilise les couleurs noir, blanc et gris volontairement,dans le but de ne pas dévier l’esprit de sa réflexion profonde, sans fuites …

Je cherche, en plus du sens, à garder un esthétisme dans ma construction.J’utilise des éléments de récupération pour les intégrer à mes sculptures, car j’aime ces éléments parfois bruts, qui ont déjà eu une vie,une histoire …

Je pense qu’il est intéressant et important de garder son esprit critique, sur nous-même et notre environnement,d’aller à la découverte  des autres, avec un regard neuf,sans jugement, dans l’observation, la découverte, dans l’accueil et le don des choses, en toute simplicité et humilité.  

 

 

My artistic process began in the early 2000s, during a meeting with Guy Finley's book "Lâcher-Prise" and more specifically on the following questions :

- Who are we?

- What are we?

- Do we still have time to ask ourselves existential questions?

Then I discovered Buddhist philosophy, which took me into another dimension, more spiritual and philosophical, with another look at life and its mechanisms...

I am interested in all these questions and reflections, societal, environmental, spiritual, philosophical and human. So I wanted, through my sculptures, to question, to question, using my sculptures as a medium for reflection...

I tested different lands, until I found the sandstone that allowed me to realize my ideas.I use the colours black, white and grey voluntarily, in order not to deviate the spirit from its deep reflection, without leaks...

I use elements of recovery to integrate them into my sculptures, because I love these sometimes raw elements, which have already had a life, a history...

I think it is interesting and important to keep a critical mind on ourselves and our environment, to discover others, with a fresh look, without judgment, in observation, discovery, in welcoming and giving things, in all simplicity and humility. 

 

Textes de 3 critiques d'art / Texts of 3 art critics

La démarche psychologue et humaniste de Karine Derenne dite "Karine Ka", née à Royan, plasticienne «sculpteuse» alliant matièrescéramiques sculptées et matériaux naturels récupérés "bois, ferraille, béton".Partie de ses émotions et de ses révoltes, Karine Ka a entamé, il y a plus de 14 ans, une recherche avec la matière TERRE, argile, céramique et La Planète-Humanité.Avec le feu de ses entrailles, avec toute l’énergie créatrice de sa sincérité, et son humilité, elle a patiemment élaboré tout un inventaire, véritable mise en relief de l’âme humaine.Les Arrondis : Dans sa première collection de sculptures des « arrondis » en toute simplicité, modelant puis ponçant la matière argile, elle décrit et analyse les sentiments et l’amour humain dont elle met ànu les faiblesses ou la beauté.

Comme le narcissisme, les dualités, la tendresse, jusqu’à l’harmonieuse « complémentarité - complicité », sa dernière œuvre présentant l’enlacement de deux têtes.

Les Carcans : Dans sa seconde collection sculptée des « carcans » avec des formes s’insérant dans le carré, elle montre plutôt les limitations et les conditionnements, notre enfermement mental issu de nossouffrances ou des déterminants sociétaux.

C’est presque scientifiquement qu’elle décortique les rouages des aliénations, de notre fonctionnement en circuit fermé. C’est une interrogation identitaire que propose l’enchainement de ses différentes mises en scènes dans les limites prédéfinies de ses sculptures quadrilatères.

Les Transcendances : Sa collection d’aboutissement des « Transcendances » liée à la forme du triangle qui, assis sur sa base, monte vers le ciel et démontre la trinité.

Ce n’est pas seulement cette œuvre en croix avec ce pantin manipulé qui en est un exemple, mais c’est tout l’ensemble de son travail.

Partie du rond et de la tendresse, du cocon maternel ou terrestre, passant par le carré et ses limites restrictives, elle aborde l’offrande consentie de notre humaine condition et de nos souffrances.Nous offrant une vision de la crucifixion, du sacrifice « La Porte de l’enchainé », n’en propose-t-elle pas l’acceptation, le dépassement vers la transcendance.

Ainsi, sans aucun doute, la démarche plasticienne de Karine Ka se trouve bien au-delà de l’esthétisme de ses formes en céramique et bois. Elle vous invite à une profonde interrogation, à entamer votre propre transcendance.

Démarche vers la libération du moi, les retrouvailles avec son âme éternelle en dépassant les aliénations carcérales du mental et des conditionnements sociétaux, en entrant dans la divine harmonie de l’amour universel. E.R« Dans la transcendance » Œuvres sur papier à l’encre de Chine Ici, Karine KA met ses ressentis, nos humaines émotions en perspective, elle les pose comme pour les réordonner, les structurer.

Pourtant c’est une démarche inconsciente et spontanée, un laisser-aller complètement en opposition avec le travail préparé, réfléchi, élaboré, pétri, maîtrisé, poncé, peaufiné de ses sculptures qui illustrent des concepts ou des sentiments précis.

Dans sa sculpture, c’est l’illustration d’une émotion ou d’une révolte, ici avec ce tracé à l’encre de Chine, ce n’est plus le mental qui parle, c’est l’esprit qui se libère.

Mais la mise en œuvre de cette démarche de peintre est précédée d’une mise en condition. C’est là, tout l’art du lavis d’encre de Chine. C’est réussi ou cela ne l’est pas. C’est le fruit d’un entrainement long et régulier, dans l’esprit de la calligraphie où la précision du mouvement permet de rendre l’essentiel.C’est avec quelques traits de pinceaux que cet art appelé de nos jours « minimaliste » permet à Karine Ka de se libérer du mental et de ses carcans que l’on retrouve si bien avec sessculptures.Et, précisément celles qui limitées dans la forme carrée illustrent le conditionnement, le conformisme, notre enfermement mental dont elle se détache ici, avec ses lavis, en toute spontanéité, cherchant l’harmonie, créant une musicalité picturale à voir avec les yeux de l’âme universelle.

Eva Ramlot - 29 novembre 2012©

 

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 The psychologist and humanist approach of Karine Derenne known as "Karine Ka", born in Royan, a "sculptor" visual artist who combines the following materialscarved ceramics and recovered natural materials "wood, scrap metal, concrete".Part of her emotions and revolts, Karine Ka started, more than 14 years ago, a research with the material EARTH, clay, ceramics and The Planet-Humanity.

With the fire of her entrails, with all the creative energy of her sincerity, and her humility, she has patiently elaborated a whole inventory, a real highlight of the human soul.The Roundnesses : In her first collection of sculptures of the "arrondis" in all simplicity, modelling then sanding the clay material, she describes and analyses the feelings and the human love which she puts at the heart of her work.naked weaknesses or beauty.

Like narcissism, dualities, tenderness, to the point of harmonious "complementarity - complicity", his last work presenting the intertwining of two heads.The Carcans : In her second sculpted collection of "carcans" with shapes that fit into the square, she shows rather the limitations and conditioning, our mental confinement resulting from oursuffering or societal determinants.It is almost scientifically that it sheds light on the workings of alienation, of our closed-circuit functioning.

It is an identity questioning that is proposed by the sequence of her various stagings within the predefined limits of her quadrilateral sculptures.

The Transcendencies:His collection of "Transcendances" is linked to the shape of the triangle which, sitting on its base, rises towards the sky and demonstrates the trinity.

It is not only this cross work with this manipulated puppet that is an example of this, but it is the whole of his work.Starting from the round and the tenderness, from the maternal or earthly cocoon, passing through the square and its restrictive limits, she approaches the consented offering of our human condition and suffering.

Offering us a vision of the crucifixion, of the sacrifice "The Door of the Chained One", does it not propose its acceptance, its overcoming towards transcendence.

Thus, without a doubt, Karine Ka's plastic approach is far beyond the aestheticism of her ceramic and wooden forms.She invites you to a deep questioning, to begin your own transcendence.

Step towards the liberation of the self, the reunion with its eternal soul by overcoming the prison alienation of the mind and societal conditioning, by entering into the divine harmony of universal love.

E.R.

"In transcendenceWorks on paper with Indian ink Here, Karine KA puts her feelings, our human emotions in perspective, she puts them in perspective as if to reorder and structure them.

Yet it is an unconscious and spontaneous approach, a complete lack of interest in contrast to the prepared, thoughtful, elaborated, kneaded, mastered, sanded, refined work of her sculptures which illustrate precise concepts or feelings. In his sculpture, it is the illustration of an emotion or a revolt, here with this tracing in Indian ink, it is no longer the mind that speaks, it is the spirit that frees itself.

But the implementation of this painter's approach is preceded by a conditioning. This is the art of Indian ink washing.

It is successful or it is not.It is the fruit of a long and regular training, in the spirit of calligraphy where the precision of the movement makes it possible to render the essential.It is with a few brushstrokes that this art called nowadays "minimalist" allows Karine Ka to free herself from the mind and its shackles that we find so well with hersculptures.And, precisely those limited in square form illustrate the conditioning, the conformism, our mental confinement from which it detaches itself here, with its washes, in all spontaneity, seeking harmony, creating a pictorial musicality to be seen with the eyes of the universal soul.

Eva Ramlot - 29 November 2012©

 

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Karine Derenne ou Ka, une artiste étonnante en Guadeloupe.

Selon Fabrice Raffin un sociologue et directeur de S.E.A Europe Paris, le principe de mobilité intervient à différents niveaux du processus artistique (ouvrage Les Fabriques : Lieux imprévus, édition de l’imprimeur, 2000), et de même que la Revue en Esthétique no 12 (Martinique) explore le thème de la rencontre, Karine Derenne pour sa part, née en novembre 1970 à Royan grandie à Bordeaux, propose de nos jours ses œuvres à la Guadeloupe où elle réside maintenant.

Cependant avant d’en venir à ses œuvres guadeloupéennes, parlons d’abord de son passé ; dès l’enfance l’artiste est plongée dans l’univers de l’art, en effet pendant ses temps libres sa maman effectue des tableaux à fils et de la peinture sur soie et étudie l’histoire de l’art et de par son père qui, chinais dans les brocantes, elle baigne dans l’art et l’antiquité et en dit aujourd’hui : c’était comme rentrer dans une caverne d’alisbaba à la recherche « du trésor », et lorsque j’en trouvais j’allais vite les montrer à mon père et voyais de suite si j’avais fait une bonne prise, il y en avait partout, dans les brocantes, les vides greniers ; chez mes parents mes yeux, ma tête s’imprégnais de toutes ces formes, toutes ces ambiances c’était magique !

En matière d’art quelles étaient tes préférences à cette époque ?

J’avais une préférence pour l’Art nouveau (mouvement artistique européen1890-1914 – Les Artistes de Paris, Hector Guimard, Alexandre Bigot, Henri Sauvage, Toulouse Lautrec. Les américains de l’Art nouveau Louis Henri Sullivan, Louis Comfort Tiffany… Les artistes de Nancy ont fondé l’Ecole de Nancy à cette époque ; des artistes belges avaient de même adopté l’Art nouveau, tel Henry van de Velde. L’art nouveau est une révolte des artistes de cette époque et qui s’appuiaient désormais sur des lignes courbes, contre le classissisme triomphant).

Karine Derenne poursuivait, avec ces formes, c’est rondeurs, les sculptures, l’architecture avec Gaudi (Antoni Gaudi est un architecte Catalan, il étudiait chaque détail, nature et autres pour les intégrer dans son architecture – forgerie d’art, vitaux, céramiques etc.).

Entretemps Karine Derenne dépliait sa trajectoire de jeunesse, je dessinais beaucoup tout le temps chez moi, à l’école, dans tous les cours, sur mes agendas, mes jeans, mais quand j’ai voulu faire une école d’art ou d’étalagiste, on l’a fortement déconseillé à mes parents en prétextant qu’il n’y avait pas de débouché, donc on m’a envoyé dans une école de commerce. Malgré tout as-tu tôt ou tard rencontré quelque chose d’utile à tes attentes artistiques ?

J’ai découvert la terre lors d’une animation à Blanquefort, (commune de la Gironde) là où j’ai grandie.

Toutes les associations étaient à l’honneur et faisaient porte ouverte sur leurs activités, et là devant un atelier il y avait des tables et quelques personnes. Et après ?

J’ai collectionné les parfums, fasciné par leurs formes, leurs odeurs et leurs marketings. La nuit avec ma meilleurs amie, j’allais même faire les poubelles des parfumeries de Bordeaux, jusqu’à ce qu’un jour on tombe sur une poubelle avec des résidus d’épilation, entre la vue et l’odeur on a été tellement dégouté qu’on a laissé la poubelle sur le bord de la route, et ça nous a calmées toutes deux.Ainsi achevé le processus de la rencontre avec l’art et les matières, les œuvres actuelles de l’artiste sont signées Ka en Guadeloupe.

Que dis-tu de tes nouvelles créations ?

Mon travail est actuellement accé sur une interrogation personnelle, et cela depuis l'enfance sur l'humain et ses rouages, ses forces et ses faiblesses ; son coté claire et obscure.

Quels sont tes matériaux ?

Les matériaux utilisés sont le grès, de la récup « ferraille rouillé, béton, bois calciné » et qui chacun m’a inspiré la pièce, par exemple case brulé, pour mon buste cendrier, de l'encre sur papier torchon, photos etc., la Guadeloupe m'apporte cette sérénité de création, lieu et habitants bienveillant, avec encore ce soucis de l’existence de l'autre, un sourire, un bonjour, un comment ça va. Mes inspirations prennent source au plus profond de moi, et dans le trajet de mon existence traversé par divers tumultes et réjouissances.

L'humain me fascine, son raisonnement, son fonctionnement, ses quêtes, ses croyances, ses vérités.

Dis-moi Karine l’artiste rencontre parfois le vide, dans ce cas que fais-tu ?

Pour ma part lors des passages à vide, j'ai fais connaissance avec la philosophie bouddhiste emprunt de sagesses et de logique... La conscience d'être, d'exister par soit, même en façonnant sont propre esprit par un mode de pensé qui nous apaise, c’est très intéressant. J'ai aussi beaucoup apprécié Guy Finley avec son livre Lâcher prise (auteur américano-canadien), il m'a fais comprendre que je ne me connaissais pas et que j'avais tout à apprendre sur moi, avant de comprendre les autres. Ensuite ce fut une belle rencontre avec les livres de Jaques Salomé et Matthieu Ricard, et des conférences avec Guy Corneau (psychanaliste de 62 ans, Guy Corneau est aussi un auteur québécois d’essais populaires en psychologie et développement personnel).

Que t’apporte le développement personnel ?

Je me rends compte que mon art est aussi un exutoire fabuleux qui permet de se dépasser et d'évoluer.

Tu sculptes et dessines, peux-tu en parler ?

Pour la sculpture je suis plus dans l’intellect, le questionnement, la réflexion... Pour l'encre je suis plus dans le lâcher prise, la spontanéité du geste où resurgis toutes mes lectures, tout mon être.

Tu t’interresse de même à la photo, qu’en dis-tu ?

Pour la photo je suis dans la réflexion sur l’environnement, le questionnement et la prise de conscience.L’analyse des racines a rendu possible une nouvelle définition des systhèmes de parenté entre les langues. Et c’est là le quatrième grand segment théorique qui caractérise l’apparition de la philologie. Michel Foucault, Les mots et les choses Gallimard page 304, l’auteur poursuivait.

Cette définition suppose d’abord que les langues se regroupent en ensembles discontinus les uns par rapport aux autres.

La grammaire générale excluait la comparaison dans la mesure où elle admettait en toutes les langues, quelles qu’elles soient, deux ordres de continuité : l’une verticale leur permettait de disposer toutes du lot de racines les plus primitives, qui, moyennant quelques transformations, rattachaient chaque langage aux articulations initiales ; l’autre, horizontale, faisait communiquer les langues dans l’universalité de la représentation : toutes avaient à analyser, à décomposer et à recomposer des représentations qui, dans des limites assez vastes, étaient les mêmes pour le genre humain en son entier (…).

De la sorte qu’en prenant appui sur cette étude linguistique de Michel Foucault, on peut alors comprendre en quoi, dans son atelier du Moule ou lors des expositions de Karine Derenne, on rencontre toute cette synthèse, cette créolisation qui s’opère entre les langages habituels de l’art guadeloupéen, et ceux que Ka apporte de ses ailleurs : un bois brûlé habituel dans l’île, et portant un torse ocre en Ovela négra de Barcelonne ; une fenêtre ramassée après sinistre, devient le suspensoir style Renaissance du cœur de l’église de Jouy-sous-Thelle avant restauration (Oise-France) avec au bout un linge blanc comme si dirait l’offrande à un dieu nègre protecteur.

© Alexandre Cadet-Petit artiste, membre du Céréap et critique d’art. 29 mai 2013

 

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Karine Derenne or Ka, an amazing artist in Guadeloupe.According to Fabrice Raffin, a sociologist and director of S.E.A Europe Paris, the principle of mobility intervenes at different levels of the artistic process (Les Fabriques : Lieux imprévus, édition de l'imprimeur, 2000), and just as the Revue en Esthétique no 12 (Martinique) explores the theme of encounter, Karine Derenne for her part, born in November 1970 in Royan grandie in Bordeaux, now offers her works in Guadeloupe where she now resides. However, before coming to her Guadeloupean works, let's first talk about her past ; 

from childhood the artist is immersed in the world of art, indeed during her free time her mother makes thread paintings and silk painting and studies art history and by her father who, chinais in flea markets, she bathes in art and antiquity and says today : it was like entering an alisbaba cave in search of "treasure", and when I found some I would quickly show them to my father and see if I had made a good catch, there were some everywhere, in flea markets, empty attics; in my parents' home my eyes, my head was impregnated with all these forms, all these atmospheres, it was magic! In terms of art, what were your preferences at that time?

I had a preference for Art Nouveau (European artistic movement 1890-1914 - Les Artistes de Paris, Hector Guimard, Alexandre Bigot, Henri Sauvage, Toulouse Lautrec. The American Art Nouveau artists Louis Henri Sullivan, Louis Comfort Tiffany... The artists of Nancy founded the Ecole de Nancy at that time; Belgian artists had also adopted Art Nouveau, such as Henry van de Velde.

The Art Nouveau was a revolt of the artists of that time, who now relied on curved lines, against the triumphant classism).

Karine Derenne continued, with these forms, it's roundness, sculptures, architecture with Gaudi (Antoni Gaudi is a Catalan architect, he studied every detail, nature and others to integrate them into his architecture - art forge, vitals, ceramics etc.).

In the meantime Karine Derenne was unfolding her youthful trajectory, I was drawing a lot all the time at home, at school, in all the classes, on my diaries, on my jeans, but when I wanted to go to art school or a shop window display, my parents were strongly advised against it, claiming that there was no outlet, so they sent me to a business school. In spite of everything, did you sooner or later meet something useful to your artistic expectations? I discovered the land during an animation in Blanquefort, (commune of the Gironde) where I grew up.

All the associations were in the spotlight and opened their activities, and there in front of a workshop there were tables and a few people. And afterwards? 

we came across a trash can with hair removal residues, between the sight and the smell we were so disgusted that we left the trash can on the side of the road, and that calmed us both down.Thus completed the process of the encounter with art and materials, the artist's current works are signed Ka in Guadeloupe. What do you say about your new creations?

My work is currently focused on a personal questioning, and this since childhood on the human and its cogs, its strengths and weaknesses; its clear and dark side. What are your materials?

The materials used are sandstone, scrap metal, concrete, charred wood, which each one inspired me the piece, for example burnt box, for my bust ashtray, ink on tea towel, photos etc., Guadeloupe brings me this serenity of creation, place and benevolent inhabitants, with again this concern of the existence of the other, a smile, a hello, a how is it going. My inspirations take source in the deepest part of me, and in the path of my existence crossed by various tumults and rejoicing.

The human fascinates me, his reasoning, his functioning, his quests, his beliefs, his truths. Tell me Karine the artist sometimes meets emptiness, in this case what do you do?

For my part, during the empty passages, I became acquainted with Buddhist philosophy, borrowed from wisdom and logic... 

The consciousness of being, of existing by oneself, even while shaping one's own mind by a way of thinking that soothes us, it's very interesting.

I also really appreciated Guy Finley with his book Lâcher prise prise (American-Canadian author), he made me understand that I didn't know myself and that I had everything to learn about myself before I could understand others. Then it was a beautiful encounter with the books of Jaques Salomé and Matthieu Ricard, and conferences with Guy Corneau (a 62-year-old psychoanalyst, Guy Corneau is also a Quebec author of popular essays in psychology and personal development).

What does personal development bring you? I realize that my art is also a fabulous outlet that allows me to surpass myself and evolve. You sculpt and draw, can you talk about it? For sculpture I am more in the intellect, questioning, reflection...

For ink, I am more in letting go, the spontaneity of the gesture where all my readings, my whole being resurfaces. You're interested in photography too, what do you say?

For photography I am in the reflection on the environment, the questioning and the awareness.The analysis of roots has made possible a new definition of the systems of kinship between languages.

And this is the fourth major theoretical segment that characterizes the emergence of philology.

Michel Foucault, Les mots et les choses Gallimard page 304, the author continued. This definition assumes first of all that languages are grouped together in discontinuous sets in relation to each other.

The general grammar excluded the comparison insofar as it admitted in all languages, whatever they were, two orders of continuity: one vertical one allowed them all to have the most primitive set of roots, which, with a few transformations, linked each language to the initial articulations; the other, horizontal one, made the languages communicate in the universality of the representation: all had to analyze, decompose and recompose representations which, within rather vast limits, were the same for the whole human race (...).

Thus, based on this linguistic study by Michel Foucault, we can understand how, in his workshop in Le Moule or during Karine Derenne's exhibitions, we find all this synthesis, this creolization that takes place between the usual languages of Guadeloupean art, and those that Ka brings from elsewhere: a burnt wood usual on the island, and wearing an ochre torso in Ovela negra from Barcelona; a window picked up after a disaster, becomes the Renaissance-style hanger in the heart of the church of Jouy-sous-Thelle before restoration (Oise-France) with at the end a white cloth as if it were an offering to a protective Negro god.

Alexandre Cadet-Petit artiste, member of the Céréap and art critic. 29 May 2013©

 

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AKA : la construction d’un univers artistique.« C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche. […]

La peinture est une organisation de formes et de couleurs, ça, tout le monde l'a dit, mais j'ajoute : sur laquelle viennent se faire et se défaire les sens qu'on lui prête. " Pierre SOULAGES, Le Point, 15/10/2009, cité par Jean Pierrard.

Ka est le nom d’artiste que s’était choisi initialement Karine Anne née Derenne à Royan qui, plus récemment, semble lui préférer AKA.Ka.

Un raccourci emblématique qui claque comme le tambour des anciens esclaves et résonne comme une énigme. Un questionnement abrupt qui nous invite au déchiffrement en se limitant à la seule marque de l’interrogation créole : « ka ki la ? ».

A moins qu’il ne s’agisse d’un sésame magique, d’une clé, « Ka ! », donnant accès à l’art d’une sculpteuse-peintre secrète ?

Qu’il s’agisse, avec Ka, de l’inversion des initiales de son prénom composé ou, avec Aka, du redoublement de la voyelle A enserrant l’étrangeté d’un K., ces pseudonymes voilent une artiste en l’entourant de mystère.

Un mystère qui semble assimiler la pratique artistique au domaine du sacré. Le Ka chez les Egyptiens ne désignait-il pas d’ailleurs l’énergie vitale qui anime l’homme et perdure après la mort ? Une sorte de double spirituel chargé de guider ses actions.Le choix d’un surnom est loin d’être innocent.

S’y superpose, comme dans un palimpseste, une pluralité de sens qui interfèrent dans notre approche des œuvres.

S’adonnant depuis 1998 à la sculpture sur grès, Karine Derenne a ensuite été intéressée par la photographie, avant d’aborder plus récemment la peinture.

Sa pratique s’oriente de plus en plus vers un art contemporain qui l’autorise à une plus grande liberté pour rendre compte de réflexions en cours dans lesquelles abstractions et sensations se conjuguent. En résultent l’utilisation de techniques mixtes et la réalisation d’œuvres que l’on pourrait qualifier d’installations.

Karine cherche, expérimente. Ses créations qui oscillent entre épure et surcharge de sens, porte la marque d’une authenticité, d’une présence intérieure.

Elles sont habitées. Utilisant l’encre de Chine, les peintures de Ka se veulent signes dans l'abstraction.L’effet recherché semble être d’attirer progressivement le regard vers un espace de plus en plus lointain, la blancheur de la page.

Révélant ainsi au-delà de la surface plane une profondeur insoupçonnée.

D’abord attiré par la présence fréquente d’une tâche rouge, le regard distingue ensuite de larges coups de pinceau noirs, lesquels semblent se superposer à des griffures, à l’arrière plan, exécutées à la pointe.

Ce qui semble avoir intéressé l’artiste, c’est la possible résistance de l’encre à imprégner le papier, ou au contraire la capacité de celui-ci à absorber l’encre, sa porosité.

En résulte parfois une prégnance irrégulière du noir qui se fluidifie et se dilue parfois jusqu’à atteindre une transparence qui autorise alors l’émergence de formes fortuites.

Ailleurs, la pénétration de l’encre s’effectue par ramification, irriguant le papier comme le feraient des vaisseaux sanguins. Un autre procédé est révélateur de ce rôle que le hasard peut exercer. Il s’agit des tâches résultant de jets d’encre qui émaillent certaines compositions et les animent en quelque sorte comme le feraient des cellules se multipliant de façon incontrôlable.

A travers la mise en œuvre d’un tel processus, l’artiste ne cherche-t-elle pas à appréhender le fonctionnement complexe de cette « organisation de formes et de couleurs […] qui viennent se faire et se défaire […] », et qui renvoie à l’organisation de la vie elle-même ? Derrière l’apparence abstraite d’une écriture cryptée, ce sont les gestes mêmes, et donc le corps de l’artiste comme possédé par un pro-jet qui lui échappe, que l’on peut lire. La peinture garde la trace et les vibrations de l’énergie qui l’anima.

Ces peintures à l’encre datent de 2010. Fin 2012, les sculptures et les photographies d’Aka vont prendre une nouvelle orientation formelle.

Le motif de la main inspire à plusieurs reprises le travail de l’artiste : main du Créateur qui actionne un homme-marionnette au pied d’une croix, mains qui tiennent la terre (sur laquelle dort un enfant) dans leurs paumes, ou encore main perforée par un pieu. Mains fortes de travailleur. Le hasard lié à l’incendie d’une case voisine, fournit à Aka l’idée d’utiliser des bouts de planches carbonisées en les associant à ses sculptures. Pour jouer des contrastes entre le grès poli, et le bois brulé, entre un noir qui dramatise et diabolise, et le (presque) blanc qui innocente.

Parallèlement, l’artiste réalise une série de photos concernant des objets ou l’intérieur de cases à l’abandon.

Une attention particulière est accordée à des lieux ou objets habituellement considérés comme sans intérêt et qui, pourtant, témoignent d’une vie antérieure. Non contente de capter leur image, Aka va faire siennes quelques-unes des planches à demi calcinées. L’unique battant d’une vieille porte, en partie rongé et troué, se dresse, tel un vieillard solitaire surgissant du passé de toute sa stature, la boule blanche d’une poignée de porcelaine contrastant avec la noirceur du bois. C’est encore à une autre époque que renvoient les ressorts d’un sommier métallique pris en gros plan.

Un lit naufragé d’une histoire oubliée, mais auquel Aka redonne vie et dignité. Ailleurs, une planche rescapée bien qu’à demi dévorée par le feu sert de support à une sculpture en grès.

Celle d’un buste d’homme, démembré et sans tête. Au contraste des couleurs s’ajoute ici la rencontre hasardeuse de deux styles que tout oppose : l’arte povera pour le support et la statuaire grecque pour le buste. Ce torse vide semble avoir appartenu à un héros athlétique qui aurait ensuite disparu ne laissant de lui que cette empreinte corporelle. Comme une moulure mortuaire. Fixée à même la planche, ce buste n’est pas sans rappeler certaines pratiques destinées à conjurer le mauvais sort, et fait aussi penser à un ex voto. L’effet produit reste toutefois ambigu en raison de la présence indéniable d’humour dans une installation destinée, au final, à délivrer un message écologique.

Un humour que l’on pourrait rapprocher des surréalistes, voire même de Marcel Duchamp. Intitulé « Dépendance », le buste se prolonge par un réceptacle, qui évoque davantage un urinoir qu’un cendrier destiné ici à recueillir les mégots de cigarettes du public. Un public de fumeurs « dépendants » dont les poumons sont à l’image du bois du support, noircis et rongés. Un paquet de Camel est fiché par une lame de fer au dessus du buste, tandis qu’un extincteur repose aux pieds de ce dernier.

Si l’artiste engage son art dans le combat de la lutte anti-tabac, on ne peut pour autant réduire sa sculpture à ce seul message. L’humour opérant, comme nous l’avons vu, un certain brouillage. En dépit du rappel de la leçon sur les méfaits du tabac entraînant l’interdiction de fumer dans les lieux publics, Aka semble revendiquer, à travers sa démarche artistique, une liberté.

Si Karine Derenne cherche parfois à dédramatiser un sujet en introduisant une certaine dose d’humour, elle peut aussi s’adonner à une réflexion de nature plus ouvertement philosophique. En témoigne une sculpture, « Espace-temps », de grand format et datant elle aussi de novembre 2012, élaborée à partir de cerclages rouillés de récupération.

Là encore, il s’agit d’une sculpture-installation formée de trois cercles de tailles différentes emboités les uns dans les autres. Les deux plus petits cercles sont suspendus à un troisième, beaucoup plus grand –un cercle non fermé- à l’aide d’une chaîne.

L’ensemble suggère le fonctionnement mécanique d’un univers que l’on actionne en remontant, à l’aide d’une manette, des rouages reliés à un balancier. « L’Univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horlogerie existe et n’ait pas d’horloger » disait déjà Voltaire.

De fait, cette sculpture tente de résoudre artistiquement la difficulté consistant à créer une forme à partir du vide. Et à maintenir en équilibre cette architecture improbable.

Par ailleurs, si le cercle est à la fois un symbole d’éternité, n’ayant ni commencement ni fin, ainsi qu’un symbole de perfection évoquant alors la toute-puissance divine. L’Espace-temps représenté ici à travers l’emboitement de trois cercles dont le troisième offre une brèche est riche d’interprétations.

Ne peut-il suggérer la possibilité d’échapper au cycle de la roue du temps dans laquelle vie et mort s’enchaînent inexorablement ? Refus d’enfermement, d’allégeance ou de positionnement à tel ou tel courant, la béance de ce cercle affiche une revendication de liberté.

Aka poursuit librement l’exploration entreprise de champs artistiques divers en s’adonnant tout récemment à l’acrylique et à la peinture à l’huile. Ses créations témoignent de recherches pour trouver un équilibre entre des forces et des tensions contraires, que celles-ci soient formelles ou spirituelles. L’art n’est pas pour Aka un repli sur soi. Il sollicite une réactivité née de la rencontre des œuvres avec un public.

En attente de sens et sans interprétations extérieures celles-ci restent inachevées.

Quant aux propositions d’interprétations, permettront-elles à Aka, à l’image de ce qu’affirme Pierre Soulages, de voir plus clairement ce qu’elle cherchait? Il reste que cette entreprise, postérieure à la création, de construction et de déconstruction de sens concrétise la réussite de son travail.

Elle témoigne de la vie propre d’une œuvre qui, pour partie pendant sa réalisation, mais surtout une fois achevée et exposée, échappe à son créateur. Celui-ci, plus renseigné, peut alors reprendre ses recherches, non pas en revenant sur les mêmes questionnements, selon la figure du cercle, mais en les engageant différemment, à un niveau légèrement supérieur, selon cette fois une figure qui s’apparente à la spirale. Des recherches qui nous font pénétrer un peu plus en profondeur dans un autre monde : l’univers à la fois sensible et spirituel d’Aka.

Scarlett JESUS, critique d’art, 3 novembre 2013.©

 

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AKA: the construction of an artistic universe."It's what I do that teaches me what I'm looking for. Painting is an organization of forms and colors, that, everyone said it, but I add: on which come to be made and undone the senses that one lends to him. " Pierre SOULAGES, Le Point, 15/10/2009, quoted by Jean Pierrard.

Ka is the name of the artist who was initially chosen by Karine Anne née Derenne in Royan who, more recently, seems to prefer AKA.

Ka. An emblematic shortcut that slaps like the drum of former slaves and resounds like an enigma. An abrupt questioning that invites us to decipher by limiting ourselves to the only mark of the Creole questioning: "ka ki la? ».

Unless it is a magic sesame, a key, "Ka! ", giving access to the art of a secret sculptor-painter?

Whether it is, with Ka, the inversion of the initials of her composed first name or, with Aka, the doubling of the vowel A enclosing the strangeness of a K., these pseudonyms veil an artist by surrounding her with mystery. A mystery that seems to assimilate artistic practice to the realm of the sacred.

Didn't the Egyptians call the Ka the vital energy that animates man and lasts after death? A sort of spiritual double responsible for guiding his actions.The choice of a nickname is far from innocent.

A plurality of meanings is superimposed on it, as in a palimpsest, which interferes with our approach to the works. Karine Derenne has been working as a sandstone sculptor since 1998. She then became interested in photography, before moving on to painting more recently.

Her practice is more and more oriented towards contemporary art, which allows her greater freedom to give an account of ongoing reflections in which abstractions and sensations are combined. The result is the use of mixed techniques and the creation of works that could be described as installations.

Karine seeks, experiments. Her creations, which oscillate between purity and overload of meaning, bear the mark of an authenticity, an inner presence.

They are inhabited. Using Indian ink, Ka's paintings are signs in abstraction.The desired effect seems to be to gradually draw the eye to an increasingly distant space, the whiteness of the page.

Thus revealing beyond the flat surface an unsuspected depth. Initially attracted by the frequent presence of a red stain, the gaze then distinguishes large black brushstrokes, which seem to be superimposed on scratches, in the background, executed with a point.

What seems to have interested the artist is the possible resistance of the ink to impregnate the paper, or on the contrary the capacity of the paper to absorb the ink, its porosity. The result is sometimes an irregular blackness that becomes fluid and sometimes diluted until it reaches a transparency that then allows the emergence of fortuitous forms. Elsewhere, the ink penetrates by ramification, irrigating the paper as blood vessels would.

Another process reveals the role that chance can play. These are the stains resulting from ink jets that enamel certain compositions and animate them in a way similar to cells multiplying uncontrollably. Through the implementation of such a process, does the artist not seek to apprehend the complex functioning of this "organization of forms and colours [...] that come to be made and undone [...]", and which refers to the organization of life itself?

Behind the abstract appearance of a cryptic writing, it is the gestures themselves, and thus the body of the artist as possessed by a project that escapes her, that we can read. The painting keeps the trace and the vibrations of the energy that animated it. These ink paintings date from 2010. 

At the end of 2012, Aka's sculptures and photographs will take on a new formal orientation.

The motif of the hand inspires the artist's work on several occasions: the hand of the Creator who activates a puppet-man at the foot of a cross, hands holding the earth (on which a child is sleeping) in their palms, or a hand pierced by a stake. Strong worker's hands.

Chance, linked to the fire in a nearby hut, gave Aka the idea of using pieces of charred boards and associating them with his sculptures. To play contrasts between polished sandstone and burnt wood, between a black that dramatizes and demonizes, and the (almost) white that innocent. At the same time, the artist takes a series of photos of objects or the inside of abandoned huts.

Particular attention is paid to places or objects usually considered to be of no interest, yet which nevertheless bear witness to a previous life. Not content with capturing their image, Aka will make his own some of the half-burned boards.

The single leaf of an old door, partly gnawed and perforated, stands like a lonely old man emerging from the past in full stature, the white ball of a porcelain handle contrasting with the darkness of the wood. The springs of a metal box spring in close-up show another era. A wrecked bed of a forgotten history, but to which Aka gives life and dignity. Elsewhere, a plank that has survived although half eaten by the fire serves as a support for a sandstone sculpture.

That of a bust of a man, dismembered and headless. To the contrast of colours is added here the hazardous meeting of two styles that are in stark contrast: arte povera for the support and Greek statuary for the bust.

This empty torso seems to have belonged to an athletic hero who then disappeared, leaving only this body imprint. Like a mortuary molding. Attached to the board, this bust is reminiscent of certain practices intended to ward off bad luck, and is also reminiscent of an ex voto. However, the effect produced remains ambiguous because of the undeniable presence of humour in an installation intended, in the end, to deliver an ecological message.

A humour that could be compared to the surrealists, or even to Marcel Duchamp. Entitled "Dependence", the bust is extended by a receptacle, which is more reminiscent of a urinal than an ashtray intended here to collect cigarette butts from the public. An audience of "addicted" smokers whose lungs are like the wood of the support, blackened and gnawed.

A packet of Camel is held by an iron blade above the bust, while a fire extinguisher rests at the feet of the bust. If the artist engages his art in the fight against tobacco, one cannot reduce his sculpture to this message alone. Humour operates, as we have seen, a certain scrambling. In spite of the reminder of the lesson on the misdeeds of tobacco leading to the banning of smoking in public places, Aka seems to claim, through his artistic approach, a freedom.

If Karine Derenne sometimes tries to play down a subject by introducing a certain amount of humour, she can also indulge in more openly philosophical reflection.

A large-format sculpture, "Espace temps", also dating from November 2012, made from recycled rusted straps, is a good example of this. Once again, it is an installation sculpture made up of three circles of different sizes nested within each other.

The two smaller circles are suspended from a third, much larger circle - an unclosed circle - by means of a chain. The assembly suggests the mechanical functioning of a universe that is activated by moving the gears connected to a pendulum with the help of a joystick.

"The Universe embarrasses me and I can't imagine that this watchmaking exists and has no watchmaker," said Voltaire. In fact, this sculpture attempts to artistically resolve the difficulty of creating a form from the void. And to maintain in balance this improbable architecture. Moreover, if the circle is both a symbol of eternity, having neither beginning nor end, and a symbol of perfection, then it evokes divine omnipotence.

The Space-time represented here through the interlocking of three circles, the third of which offers a breach, is rich in interpretations. Can it not suggest the possibility of escaping the cycle of the wheel of time in which life and death are inexorably linked?

Refusal of confinement, allegiance or positioning to this or that current, the gap in this circle displays a claim to freedom. Aka freely pursues its exploration of various artistic fields, most recently in acrylic and oil painting. Her creations bear witness to her research to find a balance between opposing forces and tensions, be they formal or spiritual.

For Aka, art is not a withdrawal into oneself. It requires a reactivity born from the meeting of works with an audience. Waiting for meaning and without external interpretations they remain unfinished. As for the proposed interpretations, will they allow Aka, as Pierre Soulages says, to see more clearly what she was looking for?

The fact remains that this post-creation undertaking of construction and deconstruction of meaning is the concrete expression of the success of her work. It bears witness to the life of a work which, partly during its creation, but above all once completed and exhibited, escapes its creator.

The latter, more informed, can then resume his research, not by returning to the same questions, according to the figure in the circle, but by engaging them differently, at a slightly higher level, this time according to a figure that is similar to the spiral.

These researches make us penetrate a little more deeply into another world: the sensitive and spiritual universe of Aka.

Scarlett JESUS, art critic, November 3, 2013.©

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Expositions

2016

- Exposition "Sagesse"  Grand Prix Bernard Magrez 2016 - Institut Culturel Bernard Magrez - Bordeaux - France

-"Semaine de l'art 2016" -  A  l' Abbaye de vertheuil - Vertheuil - Gironde

- Exposition d'art contemporain - rue des anciennes écoles - St Emilion - Gironde

- Exposition collective avec la mémoire de Bordeaux -  Gironde

2015

-Exposition DEMPTOS 2015 - - rue des anciennes écoles - Saint Emilion (France)

-Exposition "Dans les sous-sols de WAN" -  Bordeaux  (Françe) 

2014

Exposition Duo - Galerie Axiome -33000 Bordeaux (Françe)

Exposition contemporaine internationale  "Artistes du monde" et "La nuit des associations" - MONACO (MONACO)

-Exposition Collective  - salle gothique - Saint-Émilion (France) 

2013

Exposition Internationale d'art contemporain "artistes du monde" -  Cannes - Croisette - (CANNES - France)

-Festival - Terra Festival - médiathèques du Lamentin - (Guadeloupe)

- Exposition solo - BWA CHIK HOTEL & GOLF - St François - (Guadeloupe)

2012

- Exposition Solo  - "La Galerie" - Saint-François -(Guadeloupe)

 

 Prix sculpture - 2013 : 30 ème Salon des Arts / Aquitaine Blanquefort - (France)

Prix sculpture - 2014 : 35 ème salon des arts - Tresses - (France)

Collections/commandesCollections privées :

collectionneurs anonymes (internationaux)

Commande publique : CANBT Guadeloupe - Festival "Dansé ô Ka" remis à l'invité d'honneur M.Daniel LOSIO (Guadeloupe)

Déduction fiscale pour l'achat d'œuvres d'art

Les entreprises qui achètent des œuvres originales d'artistes vivants pour les exposer au public ou des instruments de musique destinés à être prêtés aux artistes peuvent, dans certaines conditions, déduire le prix d'acquisition de leur résultat imposable.

Œuvre originale d'un artiste vivantPour bénéficier de la déduction, l'entreprise doit exposer l'œuvre d'art dans un lieu accessible gratuitement au public ou aux salariés, à l'exception de leurs bureaux, pendant 5 ans (soit la période correspondant à l'exercice d'acquisition et aux 4 années suivantes).

Les œuvres concernées sont :des tableaux, peintures, dessins, aquarelles, gouaches, pastels, monotypes, entièrement exécutés de la main de l'artiste ;des gravures, estampes et lithographies, tirées en nombre limité directement de planches entièrement exécutées à la main par l'artiste, quelle que soit la technique ou la matière employée, à l'exception de tout procédé mécanique ou photomécanique ;

des productions en toutes matières de l'art statuaire ou de la sculpture et assemblages, dès lors que ces productions et assemblages sont exécutés entièrement de la main de l'artiste, à l'exclusion des articles de bijouterie, d'orfèvrerie et de joaillerie ;

des fontes de sculpture à tirage limité à 8 exemplaires et contrôlé par l'artiste ou ses ayants-droit ; des tapisseries faites à la main, sur la base de cartons originaux fournis par l'artiste, limitées à 8 exemplaires ;

des exemplaires uniques de céramique, entièrement exécutés de la main de l'artiste et signés par lui ;

des photographies prises par l'artiste, tirées par lui ou sous son contrôle, signées et numérotées dans la limite de 30 exemplaires, tous formats et supports confondus.

L'artiste doit être vivant au moment de l'achat de l'œuvre.

L'entreprise doit pouvoir justifier de l'existence de l'artiste à la date d'acquisition.

L'exposition de l'œuvre peut être réalisée : dans les locaux de l'entreprise, à condition qu'ils soient effectivement accessibles au public ou aux salariés (il ne peut pas s'agir d'un bureau personnel, d'une résidence personnelle ou d'un lieu réservé aux seuls clients de l'entreprise, par exemple) ;

lors de manifestations organisées par l'entreprise ou par un musée, une collectivité territoriale ou un établissement public auquel le bien aura été confié ;

dans un musée auquel le bien est mis en dépôt ;

par une région, un département, une commune ou un de leurs établissements publics ou un établissement public à caractère scientifique, culturel ou professionnel.

L'exposition doit être permanente (pendant les 5 années requises), et non réalisée à l'occasion de manifestations ponctuelles (exposition temporaire, festival saisonnier, notamment).

Quelles que soient les conditions d'exposition au public adoptées par l'entreprise, le public doit être informé du lieu d'exposition et de sa possibilité d'accès au bien.

L'entreprise doit donc communiquer l'information appropriée au public, par des indications attractives sur le lieu même de l'exposition et par tous moyens promotionnels adaptés à l'importance de l'œuvre.

Pour bénéficier de la déduction, l'entreprise doit s'engager à prêter l'instrument de musique à titre gratuit aux artistes-interprètes qui en font la demande.

L'entreprise doit pouvoir justifier cet engagement, notamment en démontrant qu'elle a procédé à la publicité de son offre de prêt auprès des artistes-interprètes potentiellement concernés :

personnes qui suivent une formation musicale dans un établissement d'enseignement musical ou qui ont une qualification musicale d'un diplôme correspondant à un cycle 3 de conservatoire national de région (ou d'école nationale de musique) ou d'un équivalent européen ;étudiants et anciens étudiants des conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et de Lyon ;

personnes qui exercent, à titre professionnel, une activité d'artiste-interprète.

 

 

Partenaires 

Notre Terre

Notre terre qui es si belle Que ta beauté reste éternelle 

Que tes enfants s’élèvent, 

Qu'ils te respectent et te protègent 

Donne-nous, pour toujours, ton amour, sans recours 

Pardonne-nous notre inconscience

Et que nos tentations, ne nous soumettent pas à notre destruction

Mais qu’ensemble, nous grandissions, pour des siècles et des siècles, … 

On t’aime !

Karine Derenne - avril 2015 Auteur du texte et de la sculpture
 

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